Drone : devine qui vient se venger ce soir ?

par | 22 août 2018

Huis-clos opposant un Pakistanais revanchard à un Sean Bean couard, Drone est un ratage qui nous pousserait presque à reconsidérer les qualités de Good Kill.

Un pilote de drone de haut niveau, Neil Wistin (Sean Bean), partage sa vie entre ses missions secrètes pour la CIA et sa vie de famille compliquée en raison de son fils distant. Mais une fuite sur un site web de dénonciation le fait passer pour la cible d’un étrange homme d’affaires pakistanais, Imir Shaw (Patrick Sabongui), convaincu qu’il est responsable de la mort de sa femme et de son enfant. Alors que Shaw cherche à se venger, Wistin est confronté aux conséquences fatales de son métier.

Il y a des films comme ça devant lesquels on n’aimerait pas avoir perdu son temps, mais voilà : derrière son allure de mix entre Homeland et Good Kill, Drone se révèle être un minuscule et assez épouvantable drame en huis-clos sur un ingénieur pilote de drones de contrebandes qui doit faire face à un papa pakistanais endeuillé. Derrière ses bonnes intentions, le film dit le contraire de ce qu’il prône (en gros, les gros beaufs xénophobes américains ont bien raison d’avoir peur de TOUS les Arabes qu’ils croisent à côté de chez eux), noyant chaque scène au Pakistan sous une musique orientale des plus clichés, et chaque dialogue entre Sean Bean (affublé d’une horrible coupe de cheveux filandreuse et graisseuse) et sa famille sous une direction d’acteurs à la ramasse. La direction artistique est cheap, le montage scolaire, le scénario squelettique. Vite, appelez-moi Rekall pour qu’on oublie tout ça !