Flop 10 : nos pires films de 2013

par | 9 janvier 2014

Coups de gueule, ratages à dégommer : c’est l’heure de faire les comptes et de distinguer les pires films de 2013. Et quelque part, ça fait plaisir d’être méchant

Décevants, honteux ou juste énervants de bêtise, voici nos 10 pires films de 2013. Chance ou non, nous avons plutôt été épargnés ces douze derniers mois : les dix films ci-dessous ne sont peut-être pas les pires d’entre les pires (pour l’éternité), mais il y a une raison à cela : nous savons, dans la plupart des cas, éviter les navets comme la peste, sauf dans les festivals, où les titres sont autant d’interrogations et de possible navets qui se dévoilent (une pensée du coup pour The Complex et Hellgate, deux des pires souffrances endurées cette année).

R.I.P.D brigade fantômeTurf ou The Movie Project ont donc beau avoir les honneurs de la plupart des classements critiques, nous n’avons pas eu le déplaisir de les découvrir en salles. Mais trêve de bavardages… place au classement : attention, méchanceté gratuite en approche !

10. Doutes

Ok, là on triche : Doutes, on l’a pas vu, et on est pas les seuls. Seulement, la bande-annonce de Doutes existe, et elle suffit à nous convaincre que des déchets non recyclables comme celui-ci, la sphère nombrilisto-parisienne du cinéma français en produit beaucoup, beaucoup trop.

9. Spring Breakers

Bon ok, le montage fracturé, privilégié par Harmony Korine, est prodigieux. Et le côté subversif du projet est louable. Mais que c’est lourd. Que c’est long. Que c’est con (et misogyne sans se forcer). Et quelqu’un peut-il assassiner Skrillex et sa musique pour Néandertaliens sous Tranxène ?

8. Cartel

Un casting en or massif, un scénariste et un réalisateur prestigieux, un décor mafieux alléchant… Et au final, grosse déception. Bavard, pontifiant et trop démonstratif, Cartel s’enfonce pendant 2 heures dans l’auto-satisfaction béate, que viennent troubler quelques éclairs de violence sèche.

7. Le Majordome

Avec ses maquillages consternants, son ton patriotique hors de propos et son scénario simplifiant jusqu’à l’absurde ses enjeux sociaux, Le Majordome fait partie de ces kouglofs humanistes à oublier vite fait. Que Forest Withaker soit venu jouer les valets dans ce navet nous rend un peu triste.

6. White House Down

Cousin   débile de La chute de la Maison-Blanche, le dernier  Emmerich prouve que le « German director » a perdu la main pour pondre un plaisir coupable. Farci de rebondissements épuisés depuis les 90’s, faussement cool et vraiment con, voilà un blockbuster qui mérite sa douche froide.

5. World War Z

Comment WWZ a-t-il pu rencontrer son public ? C’est la question qui nous taraude : ok, les zombies sont calibrés PG-13, mais le scénario doit-il être aussi demeuré, les placements produits aussi honteux, Brad Pitt aussi peu concerné ? Les moyens sont là, mais mes yeux, eux, ont saigné.

4. Les âmes vagabondes

Nous connaissions les triangles amoureux chez les vampires : grâce à Stephenie Meyer, l’idole des filles qui pensent que les bébés sortent des fleurs, voici la version body snatchers, et ses aliens qui aiment deviser avec la race humaine dans le désert. La qualifier de niaiseuse est un euphémisme.

3. Gangster Squad

La reconstitution ? Ok. Fusillades avec Tommy Gun spectaculaires ? Check. Pour le reste, Gangster Squad tient du navet de luxe : le casting est là pour le chèque, les « emprunts » aux Incorruptibles sont embarrassants, les dialogues sont une horreur… Vite, rebranchons LA Noire !

2. Hitchcock

Alors en fait, c’est la femme d’Alfred Hitchcock qui a co-réalisé Psychose ? Et le réalisateur était en danger financièrement après La mort aux trousses, son plus gros succès ? Et il voyait des serial-killers dans son sommeil ? La vache, on aura appris des trucs grâce à ce biopic. Phew.

1. Die Hard 5 : belle journée pour mourir

(soupirs)

Et dire qu’ils vont en faire un sixième.

(moue de désespoir)