Inédits vidéo : la sélection DTV d’avril

De mémoire de défricheur de DTV, jamais nous n’avions eu à débroussailler une telle sélection qu’en ce frisquet mois d’avril ! Comme nous l’avions prédit dans notre bilan de fin d’année, 2016 marque une nette accélération des sorties exclusives en vidéo à la demande, ce qui complique notre tâche puisque la plupart de ces mises en ligne se font généralement sans bruit. Pour un The End avec Gérard Depardieu (vous le retrouverez en bas de page) qui fait la Une, combien de séries B, comédies romantiques, fonds de catalogues et pépites sacrifiées en VF apparaissent-elles dans l’anonymat sur vos vidéoclubs dématérialisés ?

Face à cette avalanche de titres, nous n’avons d’autre choix que d’être sélectifs, pas forcément en écoutant notre raison, mais plutôt en restant réalistes quant à la possibilité de tout voir ! Ainsi, ce n’est pas tous les jours qu’on doit se résoudre à mettre au placard Jet Li, Jennifer Aniston, Chris Evans, Nicolas Cage (qui se rattrapera bien assez vite) ou l’ami Gégé, faute de temps pour regarder leurs inédits. Même Ip Man 3 avec Donnie Yen, devra attendre un peu : votre serviteur l’avoue sans détour, il n’a encore vu aucun épisode de la saga martiale de Wilson Yip…

Comme chaque mois, et plus que jamais ce mois-ci, la sélection qui suit est par essence subjective. Elle est peut-être (même sûrement) incomplète. N’hésitez pas à réagir dans les commentaires, pour nous faire part de vos découvertes ou de vos coups de gueule. Bonne lecture… et bonnes soirées vidéo !


Libertador

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Un film d’Alberto Arvelo avec Edgar Ramírez, Erich Wildpret

Sortie le 5 avril 2016 en DVD et Blu-ray (Zylo)

Au Venezuela, Simon Bolivar est plus qu’un héros national : il a pratiquement donné son nom au pays, dont le patronyme complet est « République bolivarienne du Venezuela ». C’est dire l’importance du film d’Alberto Arvelo, épopée historique retraçant la vie du « Libérateur », contemporain de Napoléon qui n’avait pas tant pour objectif de conquérir des pays, que de les libérer du joug espagnol. Un révolutionnaire, donc, plutôt qu’un conquérant, présenté dans Libertador comme un riche bourgeois transformé en leader politique et militaire après la disparition de son épouse (espagnole, faut-il le souligner). Dans cette production énorme à l’échelle du pays, près de trente ans d’une Histoire complexe sont compressés dans un scénario de deux heures constellé d’images impressionnantes de batailles et de voyages à travers les Andes. Bolivar a galopé à travers la moitié du continent pour créer une chimérique république unifiée. Les territoires parcourus étaient si immenses, les protagonistes si nombreux, qu’il aurait sans doute été préférable de réaliser une série télé pour que les profanes en matière d’histoire de l’Amérique Latine s’y retrouvent. En l’état, Libertador est un « digest » parfois mal dégrossi, mais plutôt entraînant, porté par un Edgar Ramirez transfiguré par le rôle, et qui donne envie d’en savoir plus sur ce personnage incontournable du XIXe siècle.

À voir… si vous aimez prendre des cours d’Histoire en accéléré, si vous aimez les films en costumes épiques et romanesques.


Kenshin le Vagabond

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Un film de Keishi Otomo, avec Takeru Satô, Emi Takei, Yû Aoi

Sortie le 20 avril 2016 en DVD et Blu-ray (Metropolitan)

Enfin ! Quatre ans après sa sortie sur les écrans japonais, l’adaptation du manga Kenshin le vagabond (qui avait aussi fait l’objet d’une série animée) est enfin distribuée en France, et en haute définition qui plus est. Pour ceux qui ne l’auront pas vu au BIFFF cette année-là, c’est l’occasion de découvrir un film de sabre aussi coloré qu’épique. Situé au début de l’ère Meiji, au 19e siècle, Kenshin suit les aventures d’un sabreur de légende, qui a fait le vœu de ne plus tuer en inversant la lame de son sabre, et tente de refaire sa vie en paix avec une poignée d’amis hauts en couleur. Mais Kenshin est un combattant qui s’est fait beaucoup d’ennemis par le passé, et ceux-ci n’ont de cesse de venir le provoquer… Si elle tente parfois un peu trop de coller aux graphismes de la BD, cette adaptation s’avère être ce qu’on a vu de mieux dans le genre chambara, ou film de sabre japonais, depuis au moins 13 Assassins. Ponctué de scènes de combat ébouriffantes, traversées par un vrai souffle mélodramatique (le conflit intérieur qui ronge Kenshin est très bien exploré), reconstituant une époque avec dextérité, Kenshin plaira aux connaisseurs de la saga créée par Nobuhiro Watsuki comme aux néophytes. Cerise sur le gâteau, les suites de cette trilogie, plus sombres, sortiront elles aussi bientôt sur notre sol !

À voir… si vous aimez les films de samouraïs, les plongées dans l’Histoire du Japon, les adaptations de manga réussies.

Lire la critique complète de Kenshin le vagabond


Cop Car

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Un film de Jon Watts, avec Kevin Bacon, Hays Wellford, Shea Whigham

Sortie le 20 avril 2016 en DVD (M6 Vidéo)

Après s’être fait la main sur une production horrifique d’Eli Roth (Clown), le réalisateur et scénariste Jon Watts a gagné sa carte d’auteur à suivre avec ce Cop Car, sélectionné à Sundance, Deauville et Beaune. À mi-chemin entre Stand by Me et Fargo, cette série B tournée en peu de jours et à peu de frais dans le Colorado tourne autour d’une idée de script aussi simple qu’efficace : deux gamins en vadrouille dans les champs tombent sur une voiture de police abandonnée, et décident de partir en virée avec, sans savoir que son propriétaire est un flic véreux cachant d’horribles secrets dans son coffre. Sur cette trame minimaliste, Cop Car brode un spectacle drôle, attachant et plein de suspense. Jon Watts maintient l’équilibre entre le regard innocent porté sur ces enfants inconscients des risques qu’ils courent, et celui, plus « film noir » et proche des frères Coen, porté sur le shérif ripou et dégingandé, idéalement interprété par un Kevin Bacon moustachu et carnassier. Cop Car est un projet modeste, mais un projet épatant malgré tout, qui a valu à son réalisateur d’être choisi pour piloter le re-reboot de Spider-Man : Homecoming. Le changement va être brutal !

À voir… si vous aimez l’ambiance de polar absurde des frères Coen, les évocations de l’enfance à la Stephen King, les séries B malignes et inventives.

Lire la critique complète de Cop Car


Jeruzalem

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Un film de Yoav et Doron Paz, avec Yael Grobglas, Yon Tumarkin

Sortie le 6 avril 2016 en DVD et Blu-Ray (M6 Vidéo)

Pour une raison qui échappe à tout le monde, sauf peut-être à Claude Lelouch, Jeruzalem est reparti du dernier Festival de Gérardmer avec le prix du jury en poche. De quoi jeter un voile flatteur sur cette production israélienne tournée en mode found footage… avec deux spécificités. D’une part, dans un élan de consumérisme futile, l’action est filmée via une paire… de Google Glass, de quoi amasser quelques dollars en pub, et surtout se ridiculiser puisque ce gadget hideux est déjà passé de mode. D’autre part, les frères Paz, réalisateurs de la chose, ont tourné leur film dans la vieille cité de Jérusalem, un décor rarement vu au cinéma, qui ajoute un côté « visite culturelle » au projet. Et ça tombe bien, puisque Jeruzalem consiste principalement en une visite guidée des lieux menée, ô originalité, par deux nunuches Américaines, qui draguent et kiffent la life en Israël jusqu’à ce qu’une des portes de l’Enfer s’ouvre et que des démons débarquent. Oui, c’est un peu abrupt comme transition, mais rassurez-vous, ça n’a aucun sens à l’écran aussi. Plus proche de Catacombes que de Cloverfield, Jeruzalem brasse beaucoup de vide en 90 minutes, et seul le côté inédit de son décor (tortueux, authentique et chargé d’histoire) peut justifier que vous partiez encore en voyage au pays de la shaky bitch cam ©.

À voir… si vous voulez visiter Jérusalem à peu de frais, si les found footage obscurs et sombres sont votre dada.


Musaranas

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Un film de Juanfer Andrés et Esteban Roel avec Macarena Gomez, Luis Tosar

Sortie le 6 avril 2016 en DVD (Koba Films)

C’est au PIFFF que nous avions découvert, en présence de son sympathique duo de réalisateurs, cette petite production espagnole placée sous le patronage d’Alex de la Iglesia (et surtout de sa compagne Carolina Bang, qui joue aussi dans le film). Musaranas, ou « musaraignes » en français, est un pur huis-clos qui paie consciencieusement sa dette à des classiques comme Répulsion et Les Proies, en enfermant deux sœurs que tout oppose dans un appartement madrilène. L’aînée, joué par Macarena Gomez (bien loin de Sexykiller), est une épouvantable maniaque privant sa cadette (Silvia Alonso) de toute liberté… Enfin, jusqu’à ce que le séduisant voisin (Hugo Silva) s’invite dans l’équation. L’une des originalités de Musaranas est son ancrage historique, l’action se déroulant durant la période franquiste, qui ajoute à la paranoïa ambiante. Cette volonté historique ne pèse toutefois pas lourd face au traitement très grand-guignol d’un scénario se muant progressivement en jeu de massacre, maîtrisé, certes, mais sans grande originalité. Pas à la hauteur d’un De La Iglesia, donc, mais pas désagréable pour autant.

À voir… si vous aimez les huis-clos qui finissent mal, les crêpages de chignon à l’espagnole, si vous vous faites une intégrale Luis Tosar.

Lire la critique complète de Musaranas


Backtrack

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Un film de Michael Petroni avec Adrien Brody, Sam Neill, Jenni Baird

Sortie le 20 avril 2016 en DVD et Blu-ray (Seven7)

De manière assez surprenante, Adrien Brody, acteur oscarisé en 2003 pour Le Pianiste, réserve depuis plusieurs années ses rôles en tête d’affiche à des productions taillées pour la vidéo. Après American Heist et Dragon Blade, sortis en DTV chez nous, voici venir le film australien Backtrack – Les Revenants, où le longiligne comédien partage l’affiche avec le toujours parfait Sam Neill. Le duo rejoue dans la première partie de ce film fantastique sa version de Sixième Sens (qui cligne aussi de l’œil sans le vouloir à un autre titre de Bruce Willis, Color of Night), mais prend le pari d’éventer très tôt son possible twist tordu. Au bout de vingt minutes, Backtrack part sur d’autres rails : le psychothérapeute joué par Brody repart dans son village natal et sur les traces de son passé, pour démêler les fils d’un mystère plutôt glauque. Même si son rythme indolent peut à force tester votre patience, cette bande modeste mais soignée a du charme et de l’atmosphère à revendre, et Brody lui-même semble plus à son aise dans la peau d’un homme fragile et torturé, que dans une épopée médiévale chinoise ou un film de braquage badass.

À voir… si vous aimez Adrien Brody en mode paumé, les films de fantômes, les mystères du samedi soir.


The house at the end of time

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Un film d’Alejandro Hidalgo, avec Rosmel Bustamante, Adriana Calzadilla

Sortie le 19 avril 2016 en DVD (Zylo)

Aussi incroyable que cela puisse paraître, The House at the end of time, ou La Casa del fin de los tiempos en VO, est le deuxième film vénézuélien de cette sélection ! Sorti en 2014 dans son pays, et passé en France par l’Étrange Festival, ce film d’angoisse joue de manière surprenante avec les codes des histoires de maison hantée, en y rajoutant par-dessus une boucle temporelle déconcertante. L’histoire se déroule à la fois dans le présent, où vieille femme sort de 30 ans de prison et revient dans la maison où son mari est mort et son fils a disparu, et dans le passé, alors qu’elle était jeune et qu’une sombre présence rôdait déjà dans la demeure. Comme le titre le sous-entend, cette maison est un lieu où l’espace-temps est malmené, ce qui permet au réalisateur de bouleverser nos repères jusqu’à la révélation finale, que vous ne verrez jamais venir (nous avions nous-même anticipé une autre solution, pour tout dire). Parfois handicapé par une interprétation un poil trop telenovela, et un rendu de l’image un peu fade, House at the end of time reste malgré tout une excellente surprise dans le genre fantastique, venant qui plus est d’une contrée assez jeune dans cet exercice.

À voir… si vous aimez les films de maison hantée avec un twist, les manipulations temporelles et les séries B venues du bout du monde.


The Circle, chapitre 1 : les élues

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Un film de Levan Akin avec Josefin Asplund, Miranda Frydman

Sortie le 23 avril 2016 en DVD et Blu-ray (Pathé)

Les adaptations de best-sellers pour adolescents ont la cote aussi bien auprès des ados d’aujourd’hui que de leurs aînées. Mais dans cette déferlante de « YA movies » à tendance fantastique/dystopique/rayez la mention inutile, il convient de faire le tri, sous peine de passer plus de deux heures à se demander ce qu’on est venu faire dans cette galère. Malgré toutes les bonnes ondes que diffuse le suédois The Circle, qui suit une poignée de lycéennes se découvrant des pouvoirs de sorcières et se trouvant de ce fait en danger de mort, le film pâtit d’une lenteur agaçante doublée de bons sentiments bien policés. Les personnages caricaturaux (l’intello, la débridée, la méchante, la martyre et… je vous le donne en mille, la gothique !), interprétés par des actrices mal rajeunies, n’aident pas non plus à bien faire digérer la chose, tout comme les raccourcis temporels brutaux et difficiles à comprendre (les jeunes sorcières passent de bleusailles à pros de l’incantation en cinq minutes). Trop long, The Circle garantit toutefois un moment de détente « tout public » à partager entre copines, garanti sans le moindre élément trash ou gore, quel qu’il soit.

À voir… si vous êtes nostalgiques de Dangereuse Alliance, si vous avez gardé votre âme d’ado fan de magie et de sorcières.


Let Us Prey

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Un film de Brian O’Malley avec Polyanna McIntosh, Liam Cunningham

Sortie le 5 avril 2016 en DVD (Zylo)

Prière de ne pas se fier à sa jaquette sanguinolente : s’il ne cache pas son appartenance au film d’horreur qui tâche, Let us prey a des ambitions plus esthétisantes, qui se manifestent dès son générique très léché. Largué en Irlande au cœur d’une bourgade hors du temps, le spectateur s’accroche aux basques d’un mystérieux inconnu (Liam Cunningham de Game of Thrones), dont le regard sombre et le calme apparent laissent facilement transparaître sa nature maléfique. Amené dans un petit commissariat par la jeune agente Rachel (Polyanna McIntosh, révélée dans The Woman), l’homme fait remonter chez toutes les personnes présentes un sentiment de culpabilité. Les secrets de chacun remontent au grand jour, et la nuit sur place s’annonce d’enfer… Visiblement conçu comme un croisement entre Assaut et Prince des ténèbres (la musique carpenterienne est une note d’intention en soi), Let Us Prey paraît parfois trop étriqué pour convaincre – décors déserts et fades, casting réduit -, mais ne perd pas de temps pour dérouler une intrigue rondement menée. Pour qui aime le genre et apprécie les influences de Big John portées en étendard, Let Us Prey a tout de la valeur sûre.

À voir… si vous aimez les films d’horreur à l’ancienne, si l’accent irlandais a pour vous des consonances diaboliques.


Alone (Don’t Grow Up)

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Un film de Thierry Poiraud avec Fergus Riordan, Madeleine Kelly, Darren Evans

Sortie le 8 avril 2016 en DVD et Blu-ray (Condor)

Nous l’avions laissé sur une mi-temps concluante de Goal of the Dead, film de zombies rigolard mais inspiré. Et maintenant, Thierry Poiraud, réalisateur français surtout connu pour avoir livré l’ovni Atomik Circus il y a 10 ans, revient avec un projet plus modeste, sérieux, mais toujours solidement ancré dans le film de genre. Alone, ou Don’t grow up dans son premier titre, est un survival insulaire qui inverse le postulat des Révoltés de l’an 2000 : ici, les enfants sont les victimes des adultes, tous subitement atteints par un « virus » mystérieux qui les transforment en bêtes furieuses. Seuls quelques ados en difficulté, échappés de leur maison de correction, semblent pouvoir survivre à ce chaos. Mais eux aussi sont proches de l’âge adulte… Reparti du PIFFF avec le prix du public, Alone peut s’avérer maladroit (gros passage à vide lors des séquences situées dans le désert, écriture des personnages un peu arbitraire), mais l’évocation de cet entre deux âges que constitue l’adolescence est plutôt bien vue, et Poiraud construit des images marquantes pour étoffer cet univers composite, filmé à la fois aux Canaries et en Finlande. Une vraie curiosité.

À voir… si vous voulez prendre des nouvelles d’un réalisateur attachant, si vous aimez les films de genre français originaux.

Lire la critique complète d’Alone

Lire notre interview de Thierry Poiraud


Panic Home

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Un film de Thomas Daley avec Kaya Scoledario, Ed Skrein, Dougray Scott

Sortie le 11 avril 2016 en VOD (Under the milky way)

Connu aussi sous le titre de Tiger House, le britannique Panic Home démontre que réussir un home invasion original, nerveux et surprenant n’est pas donné à tout le monde. Le réalisateur Thomas Daley, qui a choisi d’intégrer un genre surchargé avec un budget réduit, n’a malheureusement pas les épaules pour soutenir la comparaison avec les ténors du genre. Un fou rire nerveux s’empare de nous dès le prologue, quand l’héroïne se prend malencontreusement dans la cuisse une flèche d’arbalète tirée par son petit copain. Quelque temps plus tard, la malheureuse Kelly (jouée par Kaya Scoledario, des Labyrinthe) a tout pardonné à l’inconscient et se faufile chez lui pour quelques galipettes à l’insu des parents. Mais des inconnus pénètrent dans la maison, et Kelly doit alors se cacher d’eux. Commence un suspense mou du genou (sans mauvais jeu de mots), bardé d’incohérences, où la jeune fille parvient à rester invisible à moins d’un mètre de ses assaillants, et où un twist moisi permet de justifier le braquage le moins bien préparé du monde. N’est pas You’re Next qui veut…

À voir… si vous êtes fan absolu d’Ed Skrein (il y en a), des home invasions même quand ils sont grotesques.


Intruders

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Un film d’Adam Schindler avec Beth Riesgraf, Martin Starr, Rory Culkin

Sortie le 20 avril 2016 en DVD et Blu-ray (Metropolitan)

Home invasion, la revanche ! Petit budget, mais bonnes idées dans cet Intruders qui tente d’inverser un poil les données habituelles du genre. Beth Riesgraf (Leverage) y joue Anna, femme agoraphobe veillant sur son frère en phase terminale. Ne pouvant se résoudre à passer le seuil de la maison familiale lors de son enterrement, elle est vite capturée par trois cambrioleurs (encore !) à la recherche de son juteux héritage. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que la maison est pleine de surprises, et qu’Anna elle-même a des « qualités » cachées… Les rebondissements savamment ménagés par Intruders confèrent à cette petite série B un cachet estimable (pour peu que vous ne regardiez pas la bande-annonce), et justifient le fait que le réalisateur Adam Schindler cherche si peu à innover dans la description de ses personnages et de leurs motivations. Si Martin Starr (Silicon Valley) et Rory Culkin (Scott Pilgrim) sont convaincants dans le rôle de criminels pris au piège, Riesgraf, elle, s’en donne à cœur joie, dans la peau d’une femme qui passe d’un état émotionnel à l’autre en un éclair, et trimballe derrière elle un trauma corsé. Si l’on met de côté les ficelles un peu grosses du scénario, Intruders est un divertissement plutôt décent, car plus inventif que la moyenne.

À voir… si vous aimez les home invasion pleins de chausse-trappes, les Escape Game horrifiques et les femmes pleines de ressources


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