Kevin Costner traque Bonnie et Clyde dans The Highwaymen

par | 20 février 2019

Tout le monde connaît l’histoire des gangsters Bonnie et Clyde, moins celle des Texas Rangers qui les ont abattus. Bande-annonce de The Highwaymen, bientôt sur Netflix !

S’il y a bien un couple de criminels que Hollywood est parvenu à rendre étrangement glamour, c’est Bonnie Parker et Clyde Barrow. Les tueurs et braqueurs de banque qui avaient défrayé la chronique dans les années post-Dépression en laissant derrière eux une dizaine de victimes, sont passés à la postérité trois ans après leur mort, dans le film de Fritz Lang J’ai le droit de vivre. Mais c’est en 1967, avec le révolutionnaire Bonnie & Clyde d’Arthur Penn que Warren Beatty et Faye Dunaway deviennent des icônes rebelles du 7e art, citées à tout bout de champ dans la pop culture. Il n’y avait de fait plus grand-chose à redire sur la balade sauvage des amoureux criminels, si ce n’est en changeant de point de vue, pour adopter par exemple celui des policiers texans qui les ont abattus le 23 mai 1934. C’est exactement cette histoire que compte raconter The Highwaymen, film annoncé pour le 29 mars prochain sur Netflix.

Les justiciers du Texas

Dans des rôles initialement prévus pour Paul Newman et Robert Redford (c’est dire si l’idée ne date pas d’hier), Kevin Costner et Woody Harrelson sont réunis pour la première fois à l’écran devant la caméra de John Lee Hancock, dont la filmographie respire fort le Texas (Alamo, Rêve de champion, The Blind Side). Ces deux vétérans du petit et du grand écran, familiers des rôles de flics taciturnes (et, ô ironie, de serial-killer amoureux dans le cas de Woody « Tueurs Nés » Harrelson), incarnent Frank Hamer et Maney Gault, Texas Rangers qui sortent de leur retraite pour traquer et neutraliser les jeunes braqueurs, partis dans une cavale criminelle à travers le Texas et la Louisiane.

Avec la bande-annonce dévoilée enfin par Netflix, on comprend que The Highwaymen adoptera sans réserve, en mode buddy movie en costumes, le point de vue de ces justiciers patriotes déterminés à rétablir la justice face à de jeunes sans foi ni loi. Un point de vue manichéen et conservateur, très loin par exemple d’un similaire Public Enemies, qui se traduit par la quasi-absence à l’écran de Parker et Barrow, tueurs fascinants mais sans scrupules dont on connaît déjà le destin fatal. Pas de méditation révélatrice en vue sur la culture des armes et une jeunesse en perte de repères, donc, mais un thriller musclé plein de punchlines délivrées par ses charismatiques acteurs, et qui devrait suivre à la lettre le programme annoncé. Est-ce que cela suffira ?