L’Édito de Nico : cinq ans de « watchage », déjà !

En ce mois de septembre, et à quelques semaines près, Born to Watch fête ses cinq ans d’existence. Cinq ans, bon sang ! Pour vous donner une idée du côté lointain de cet horizon temporel, l’un des premiers films chroniqués sur le site en cette année 2011 était Drive, découvert lors d’une projection intense à l’Étrange Festival. Nous avons couvert la manifestation parisienne tous les ans depuis – et cette année encore -, tout comme le cousin turbulent du PIFFF. Ces rendez-vous festivaliers font partie de l’ADN de ce blog depuis ses origines, tout comme la partie dédiée à ces – innombrables – direct-to-video que nous aimons chroniquer mois après mois, en marge des traditionnelles sorties cinéma. Il y a aussi les Tops, parfois classiques, souvent originaux – voire uniques sur la Toile pour certains, si je peux me permettre cet élan de fierté personnelle -, les bandes-annonces que nous disséquons comme beaucoup en fonction du degré d’attente qu’ils provoquent chez nous.

Et, bien sûr, à notre propre et grande surprise, il y a la rare, mais très appréciée rubrique Qualité France, conçue au départ comme une soupape de mauvaise foi contre certaines dérives de notre cinéma national. Cette rubrique, comme beaucoup d’autres sur le site, a eu le temps de s’affiner au cours de nos cinq années d’existence. Elle contribue avec les autres, j’en reste persuadé, à donner à « BTW » une couleur, une identité que nous espérons particulière dans l’océan d’informations que représente notre chère blogosphère cinéma.

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Ce qui fait l’essence de Born to Watch, envisagé comme un défi personnel (écrire, c’est bien, rester en permanence connecté à l’actualité, c’est déjà plus dur), c’est bien entendu l’amour obsessif du 7e art sous toutes ses formes. Nous sommes revenus là-dessus à de nombreuses reprises – parce que c’est comme ça que le message rentre, les enfants : par la répétition ! Mais passer le cap tout à fait symbolique de ces cinq années nous a remmené vers nos naïves intentions de départ : écrire sans pression, mais avec ambition, être versatile sans être pédant.

Et forcément, puisque nous sommes « nés pour mater », impossible d’envisager aujourd’hui de nous arrêter en si bon chemin. Avec cinq années de services derrière nous, et maintenant que nous atteignons – avec ce présent article ! – la barre du 1000e article, la question reste de savoir à quoi ressembleront les cinq prochaines. Des nouveaux coups de cœur et de gueule, c’est sûr. Des nouvelles rubriques, forcément. Peut-être des nouvelles plumes, une nouvelle identité… On ne va pas faire dans le lyrique, mais regarder vers l’horizon provoque toujours plus le vertige que de rester fixé sur le rétroviseur. Le mieux c’est encore de regarder vers le présent, vers le prochain film à voir, vers le nouveau titre à vous conseiller. « The Watchers are on the web », pour encore longtemps je l’espère !

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