Rendel : du super-héros au rabais

par | 11 avril 2018

Avec Rendel, la Finlande nous envoie un super-bourrin pas bien convaincant, héros d’un film cheap, littéralement trop sombre et très caricatural.

Dans un monde ravagé par le chômage et la corruption, Erola, directeur de la société Vala, commercialise un vaccin qu’il fait tester sur des enfants au mépris de toute règle éthique. Cependant, le puissant homme d’affaires est également à la tête d’une organisation criminelle. Lorsque Rämö, mari et père de famille, trouve un emploi chez Vala, il ne sait pas encore que sa vie va basculer : les circonstances tragiques vont le transformer en justicier masqué, surnommé Rendel…

Puisque personne en Scandinavie ne s’est décidé à suivre la vague des films de super-héros (ou de super-vigilante dans le cas présent), c’est le Finlandais Jesse Haaja qui a décidé de sauter le pas en portant à bout de bras ce Rendel – qui veut dire… « vengeance » en finnois – visuellement morne et pas vraiment palpitant. Avec son héros fusionnant littéralement avec son masque (cherchez pas) pour ressembler à un Batman constamment constipé, son montage clippesque et cache-misère, ses méchants en carton, ses scènes d’action tournées dans la pénombre d’usines désaffectées et de ports de marchandises (so sexy), Rendel chercher à jongler avec plus d’éléments qu’il ne peut en maîtriser. On sent la volonté de bien faire, mais le résultat est à peine plus classe à regarder qu’un nanar made in Asylum.