The Open House : portes ouvertes au nanar

par | 19 janvier 2018

Sans aucun doute le pire film Netflix sorti en 2018, The Open House redéfinit le foutage de gueule, en inventant le film d’angoisse sans peur ni scénario. Fuyez !

Ayant quitté leur maison du quartier, le jeune Logan (Dylan Minnette, star de Don’t Breathe et surtout 13 reasons why), traumatisé par la mort accidentelle de son père, et sa mère Naomi (Piercey Dalton), à court d’argent, arrivent au lever du jour dans un gigantesque chalet de vacances appartenant à la famille. Le lendemain matin, dimanche, c’est la journée de visite portes ouvertes, puisque la maison est à vendre, ce qui les oblige à sortir en ville. Au retour, des bruits inquiétants se font entendre depuis le sous-sol et recommencent toutes les nuits : l’adolescent et sa mère ont l’impression de ne pas être les seuls à y habiter…

On peut critiquer (parfois à raison) le côté mercantile de la maison Blumhouse, mais c’est Netflix qui tuer cette année le game du « film d’angoisse pantouflard » avec cet indescriptible Open House. Ça commence pas trop mal, pourtant, avec une maison idéalement énorme et creepy, une menace invisible, mais où est le scénariste ? Le cadreur ? Qui dirige les acteurs, laissés à eux-mêmes en tirant des tronches pas possibles ? Qui a imaginé qu’il n’y avait pas de menace plus flippante qu’un intrus qui éteint votre chauffe-eau (salaud !), déplace votre smartphone (mais ça va pas ?), ou met le couvert à votre place le soir (what’s wrong with you !) ? The Open House est une gigantesque perte de temps, qui se fout ouvertement de son public. Et ne parlons pas de cette fin… qui n’a rien d’incompréhensible : c’est juste qu’on n’a pas envie de croire que les producteurs de cette chose aient pu valider un non-twist aussi incohérent, paresseux et jmenfoutiste.