Top 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Voici venu, comme l’an passé, le temps du top des films dont on parle peu dans les médias. Le top 10 des films arrivés directement dans votre salon sans passer par la case ciné, discrets au point de n’être parfois disponibles sous aucune autre forme que celle d’une affiche d’un portail VOD. Discrets au point de ne pas pouvoir pour certains être vus en haute définition, alors qu’il s’agit de plus en plus du standard de qualité exigé par les cinévores équipés de grandes dalles en 4K. A l’heure où la chronologie des médias est remise en question pour mieux lutter contre le piratage, le DTV, lui, est devenu un déversoir de plus en plus prolifique de films inédits et jugés sans « potentiel » par leurs distributeurs. Le film de genre, le film un peu trop exotique, le film à concept, mais sans têtes connues… Il y en a pourtant, des ovnis, dans les salles obscures, mais ceux-ci sont passés entre les mailles du filet. Retrouvez ci-dessous ceux que nous avons voulu repêcher, et distinguer sur cette année 2015.

Et parce qu’il est aussi vrai que l’univers direct-to-video regorge souvent de purges abominables, éloignées de nos yeux pour de bonnes raisons, découvrez dans la foulée notre flop 10 commenté, qui contient pour faire bonne mesure 13 films (oui, on a triché, mais pour la bonne cause). Bonne lecture !


Les meilleurs DTV de 2015

10. The Mirror / OculusTop 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Nous l’avions distingué récemment dans notre sélection du studio Blumhouse, particulièrement présent cette année dans les sélections DTV (pas toujours pour le meilleur) : et The Mirror est effectivement l’une des très bonnes surprises fantastiques de 2015. Deuxième film de Mike Flanagan, The Mirror, aussi connu sous le titre d’Oculus, part pourtant sur des prémisses un peu idiotes (un frère et une sœur tentent de détruire un miroir maléfique), mais développe, pratiquement en huis clos, un scénario plus retors et hallucinatoire qu’il n’y paraît. Flanagan, qui tentera bientôt de donner du sens à Ouija 2, mélange différentes périodes temporelles, puis plusieurs niveaux de réalité, pour finalement créer un vertige terrifiant, proche dans sa construction des œuvres les plus flippantes de Kiyoshi Kurosawa.

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9. Adaline

Best of : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Sortie en e-Cinéma cette année, Adaline est une sorte de version féminine d’Highlander portée par Blake Lively, révélée dans Gossip Girl. Ce mélo fantastique, assumé et original, déborde de bonnes idées. Il dresse le portrait d’une femme qui traverse les âges sans prendre une ride, en vivant nécessairement à l’écart du monde. Grâce à une écriture fine et enlevée, Adaline s’affirme comme l’une des bonnes surprises de ce format encore balbutiant. En bonus, un Harrison Ford ébouriffé se montre très bon dans le rôle complexe d’un homme qui replonge dans son passé.

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8. MiséricodeTop 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Tête de gondole de la sélection « e-Cinema » lancée par Wild Side en 2015 à grand renfort de communication, Miséricorde est un bon exemple du savoir-faire scandinave en matière de polar. Classique à bien des égards, cette première Enquête du Département V, adaptée d’une série de romans à succès, possède pourtant une atmosphère particulière, à la fois blafarde et entraînante. Les excellents Nikolaj Lie Kaas et Fares Fares, qui forment le proverbial tandem de flics mal assortis, partent pour leur première rencontre à la recherche d’une femme kidnappée depuis des années. Les prémisses de l’enquête sont plus fascinantes que la résolution, mais cette introduction solide ravira les amateurs du genre, avant que la franchise n’atteigne de nouveaux paliers avec le plus réussi Profanation, qui a eu lui les honneurs d’une sortie salles (calamiteuse en terme d’entrées, malheureusement).

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7. Scream Girl

Top 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Le slasher n’est jamais aussi bon que quand il ne se prend pas au sérieux, et revisite avec délectation ses gammes. Scream Girl, titré à l’origine Final Girls, est une variation sur le thème de la « dernière fille », celle qui va s’en sortir à la fin. Dans ce thriller méta, Todd Strauss-Schulson ose inclure une touche sentimentale avec un personnage principal en deuil, qui a l’occasion éphémère de revoir sa mère. Les personnages entrent littéralement dans l’intrigue d’un vieux classique, voyagent dans le temps, meurent et ressuscitent, le tout enveloppé dans un humour désopilant. Au grand dam de certains peut-être, le film s’avère moins gore qu’attendu, et préfère s’amuser avec pertinence avec le thème de la cinéphilie, pour le plus grand plaisir des amateurs de films de genre.

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6. If you love me Top 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Les moments les plus réjouissants dans la vie d’un chroniqueur d’inédits vidéos restent de dénicher, au milieu de sorties secondaires, LA perle rare, le petit film sorti de nulle part qui fait l’effet d’un shot de plaisir sur canapé. Josh Lawson est un acteur, réalisateur et scénariste australien inconnu chez nous. Avec If you love me, il signe une comédie aigre-douce sur les dangers de la vie de couple, ses fantasmes et ses expériences érotiques qui peuvent avoir des conséquences inattendues. Dans ce film choral, il dresse le portrait de personnages en apparence sans histoire, qui ont des envies plus qu’étranges. Du rire aux larmes, cette comédie culottée sans prétention mais irrésistible aurait bien mérité une sortie en salles.

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5. The GuestTop 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Malgré son succès en festivals, et la réputation établie de son réalisateur Adam Wingard, repéré avec le néo-slasher You’re Next, The Guest est finalement sorti directement dans un Blu-ray dénué de suppléments. Un sort regrettable pour un jouissif et ludique thriller à suspense, emmené par un acteur britannique, Dan Stevens (Downton Abbey), dont le charisme animal ferait passer le Ryan Gosling de Drive pour un freak de John Waters. Drive, on y pense d’ailleurs beaucoup en regardant The Guest, tant la BO typée années 80, les rebondissements très bis et la photo métallique et criarde, rappellent le classique rétro-noir de Nicolas Winding Refn. Vous n’aurez jamais plus envie d’ouvrir votre porte à un bel inconnu, même s’il a des bonnes manières et un sourire ravageur… !

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4. The RevenantsTop 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Voilà une sortie tardive : The Revenants a bénéficié en 2015 d’une édition française inespérée, vu que ce film fantastique américain date à la base… de 2009. Film d’horreur old school au possible, au carrefour de plusieurs genres et influences (Stuart Gordon, le drame indépendant, ainsi que le Mort-Vivant de Bob Clark, dont il partage le propos politique), The Revenants suit le triste, mais surprenant périple du soldat Bart, mort en Irak, mais revenu sans trop savoir pourquoi à la vie. Aidé par son fidèle pote Joey, Bart va s’adapter à sa nouvelle vie de semi-zombie, de la plus étonnante des manières… En dire plus serait gâcher le plaisir pris devant cette excellente série B, qui privilégie les effets spéciaux à l’ancienne tout en soignant son esthétique « bleutée californienne ». A découvrir d’urgence !

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3. Why don’t you play in hellTop 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Difficile, même pour ses plus grands fans, de suivre pas à pas la carrière de l’infatigable trublion Sono Sion, l’un des plus passionnants réalisateurs nippons actuellement en activité. Alors que le cinéaste vient d’enchaîner six tournages en un an (et il ne compte pas lever le pied en 2016), ses longs-métrages précédents continuent de sortir au goutte-à-goutte en vidéo. C’était le cas de Tokyo Tribe en décembre, ce fut le cas quelques mois plus tôt de Why don’t you play in hell ?, projet mûri de longue date et incroyable melting-pot thématique. Il s’agit autant d’un cri d’amour (littéralement!) au cinéma et au système D, qu’une relecture sardonique et tarée des genres majeurs du cinéma japonais, les films de samouraïs et de yakuzas en particulier. L’énergie pop du film culmine dans un dernier acte à la Kill Bill, qu’il faut voir pour y croire !

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2. Kon TikiTop 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Exploit fameux en Norvège, auquel est même dédié un musée, la traversée du Pacifique effectuée en 1947 par l’anthropologue Thor Heyerdahl appelait de tous ses vœux une reconstitution cinématographique. Et le duo Joachim Ronning / Espen Sandberg, futurs réalisateurs de Pirates des Caraïbes 5, s’est montré à la hauteur du mythe avec Kon Tiki, du nom du radeau construit par Thor pour le voyage. Dans la lignée de L’Odyssée de Pi, ce somptueux film d’aventures nous embarque dans un périple d’autant plus étonnant qu’elle ne se base pas sur un récit de survie ou guerrier, mais sur une expérience scientifique : Thor tentait en effet de prouver, envers et contre tous, que des Sud-américains avaient pu rejoindre la Polynésie en embarquant à bord de simples radeaux en bois. Même s’il embellit le voyage pour les besoins de sa fiction, Kon Tiki reste une odyssée à ne pas louper, malgré le format DVD auquel sa tardive sortie française l’a cantonné.

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1. Vampires en toute intimité

Top 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

La réputation de Vampires en toute intimité, alias What we do in the shadows, l’a longtemps précédé avant que Wild Side ne décide de le sortir en e-Cinema, assorti d’une version française « originale » parfaitement dispensable. Et l’exposition médiatique dont a ainsi bénéficié cette production néo-zélandaise est une bonne chose ! Car Vampires en toute intimité, en tout cas lorsqu’on le regarde en VO, est l’une des comédies fantastiques les plus drôles de récente mémoire. Singeant à la fois le format du documenteur à la Spinal Tap et les émissions de téléréalité, le film suit au quotidien quatre vampires vieux de plusieurs siècles, habitant la banlieue de Wellington. Leurs souvenirs d’aristocrates sanguinaires contrastent avec la morne réalité d’une colocation où personne ne veut faire le ménage, où les sorties en boîte sont rares (parce que les videurs ne les invitent jamais à rentrer), et où les loups-garous traînent toujours dans les parages pour se moquer d’eux.  Avec ses dialogues basés en partie sur l’improvisation, ses gags faisant souvent mouche, son ton à la fois potache et attachant, Vampires en toute intimité est-ce qu’on peut appeler un ovni, mais du genre irrésistible, et qui vous rend ac-croc dès les premières minutes !

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Le top 10 des meilleurs DTV 2015 de Nico

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Les meilleurs DTV 2015 sur Amazon


Les pires DTV de 2015


10. Hector à la recherche du bonheurBest of : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Les Américains ont eu La vie rêvée de Walter Mitty ? Les Anglais auront eu sa copie moins réussie, Hector à la recherche du bonheur. Simon Pegg remplace ici Ben Stiller dans le rôle du timide psychiatre lassé par sa petite vie de bourgeois londonien (marié à Rosamund Pike, quand même !), qui part découvrir le monde et, spoiler alert, rechercher le bonheur, le vrai. Sauf que là où Walter Mitty dépaysait et nous faisait pénétrer l’imaginaire d’un rêveur moderne, Hector accumule les longueurs, et les clichés les plus condescendants sur les étrangers (des Chinois pernicieux aux « Africains » forcément pauvres ou barbares). Il réussit même à rendre l’affable Pegg énervant, c’est dire.

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9. Stung

Best of : les meilleurs et les pires DTV de 2015

A priori, Stung promet une bonne séance de rigolade entre amateurs de série Z, option insectes géants et variés. Après les araignées, les cafards et j’en passe, les guêpes mutantes tueuses débarquent en DVD, comme un pur plaisir régressif. Le hic, ce n’est pas les effets numériques, forcément fauchés, ou les acteurs, Lance Henriksen en tête, qui y paient leurs impôts, ou bien encore le scénario écrit sur une feuille de papier à cigarette. Le problème réside surtout dans la lenteur de l’action, le manque criant d’efficacité comique et l’absence sidérante de figurants pour meubler le décor. Du fait, Stung est un navet trop mou et gênant pour figurer au programme de votre prochaine soirée vidéo.

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8. Les âmes silencieusesBest of : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Énième tentative du studio Hammer de ressusciter sa gloire passée, Les âmes silencieuses a tenté de se faire une place dans le sous-genre usé et rarement synonyme d’originalité du film de possession. C’est objectivement raté : malgré l’habituelle caution « faits réels », qui permet de nous transporter dans une université anglo-saxonne en 1974, le film de John Pogue (En quarantaine 2, pour situer le niveau) ne fait rien pour se distinguer de la masse. Il gâche le talent, entre autres, de la jeune Olivia Cooke (This is not a love story), qui joue l’inévitable jeune possédée, passée au crible d’un scientifique mégalo et de ses élèves, filmant leurs sessions d’exorcisme avec une vieille caméra. De quoi justifier une réalisation heurtée et parkinsonienne, des ellipses grossières et un hors champ bien pratique pour éviter de construire de vraies scènes d’angoisse. À oublier.

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7. Son of a GunBest of : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Sur cette sortie en e-Cinéma, la rédaction est divisée entre l’envie de saluer une sorte de sous-Heat, agréable, mais sans révolution et le rejet d’un thriller insipide porté par un Ewan McGregor en roue libre et l’acteur de The Giver, Brenton Thwaites, que ne joue résolument pas dans la même cour. JR, une petite frappe, rencontre en prison un célèbre criminel qui va le placer sous aile, mais également l’utiliser pour réaliser son évasion. Pour son premier film, Julius Avery s’aide d’une mise en scène sèche et brutale, sous le soleil écrasant australien. Le scénario est bourré de fausses pistes et de rebondissements mais but aussi sur les clichés du genre, et cumule les lourdeurs, dont son dénouement qui ne fait pas exception.

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6. SurvivorBest of : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Véritable nadir de la filmographie récente de Pierce Brosnan, qui tente de manière assez étrange de recoller à tout prix au genre du film d’espionnage qui a fait sa gloire, Survivorest une sorte de mélange entre Les trois jours du Condor et les Jason Bourne, qui serait arrivé avec dix ans de retard. Brosnan hérite cette fois d’un rôle de méchant tueur (« L’horloger », bouh…) lancé à la poursuite d’une gentille gourde des services secrets (Milla Jovovich, en petite forme aussi malgré ses courses à perdre haleine) à travers Londres. Cumulant plus d’incohérences qu’une saison de 24, Survivor tente de construire un spectacle palpitant à partir d’un script crétin, que n’arrange pas la réalisation en toc du tâcheron James McTeigue (Ninja AssassinL’ombre du mal).

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5. Secret AgencyBest of : les meilleurs et les pires DTV de 2015

L’année 2015 a été riche en films d’espionnage. Et forcément, avec autant de représentants à l’affiche, il fallait bien que débarquent des nanars certifiés. Pire encore que Survivor, Secret Agency est une bonne grosse atrocité sans doute sortie de l’esprit carbonisé d’un exécutif cocaïné. Tentant de reproduire pour les ados en fleur le succès de films comme Cody Banks ou Spy Kids, Secret Agency est la version Disney Family du film d’espions : humour de cour de récré, collection de cachetonneurs (Samuel Jackson et surtout Jessica Alba) venus se couvrir de honte, photo laide et script en carton… Cerise sur le pitoyable gâteau, la bande-son conçue pour les djeuns saura vous traumatiser pendant plusieurs nuits avant de quitter votre cerveau. Un conseil : gardez le secret !


 4. This is where I leave youTop 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Si le casting alléchant et sympathique de This is where I leave you vous a attiré vers ce film, vous risquez fort de rester sur votre faim. Cette comédie dramatique estampillée « indé », met en scène Jason Bateman, encore aux prises avec une famille dysfonctionnelle comme dans Arrested Development, composée entre autres de Tina Fey, Jane Fonda et de l’horrible tête à claques de Girls et, accessoirement grosse pustule dans la nouvelle galaxie Star Wars, Adam Driver. Au menu, un déluge long, trop appuyé et gavé de bons sentiments, sur le deuil, l’entrée dans l’âge adulte ou les peines d’amour. Un très malencontreux gâchis de talents !

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3. 400 daysTop 10 : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Dans l’histoire de la chaîne SyFy, 400 Days restera comme la première production à avoir eu les honneurs d’une sortie (limitée) en salles aux USA. Dans la mémoire des spectateurs qui se seront laissés attirer par ses très belles affiches, ce film pseudo-fantastique restera surtout comme le souvenir d’une ignoble perte de temps. Malgré un casting plutôt attirant mené par Brandon Routh (Superman Returns), 400 Days sombre dès les premières minutes, avec son décor de simulateur spatial fauché à l’extrême et ses personnages demeurés faisant d’invraisemblables astronautes. Le scénario tente un twist à mi-parcours, et le film change de genre, sans pour autant mieux l’exploiter. 400 Days aura ensuite la particularité de nous offrir la pire des fins vues ces douze derniers mois. Vraiment. Rien que d’y repenser…


2. WolfcopBest of : les meilleurs et les pires DTV de 2015

Bon, là, il s’agit un peu de tirer sur l’ambulance, puisque Wolfcop se présente ouvertement comme une série Z façon grindhouse, sans budget, mais avec une idée marrante : celle d’un flic… loup-garou. Pour bien montrer qu’on est là pour rigoler, le générique nous montre le quotidien de notre héros alcoolique, qui a eu la bonne idée de s’appeler… Lou Garou ! Il ne tardera pas à se transformer (en commençant par l’entrejambe, qu’est-ce qu’on se marre) en lycanthrope, et à griffer du méchant, dans un film qui montre bien rapidement ses limites en terme de montage, d’interprétation, de photographie, de trucages et même d’humour. Le pinacle de ce navet de compétition étant atteint dans la dernière bobine, qui varie entre l’incompréhensible, le laid et l’énervant, avec un laisser-aller qui sent bon le foutage de tronche. À la niche !

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1. Tous les films avec Nicolas Cage : Croisades / La Sentinelle / Le Chaos / Tokarev

Best of : les meilleurs et les pires DTV de 2015

On ne vous apprendra rien en vous rappelant à quel point on aime ici le fantasque Nicolas Cage, auquel nous avions consacré un top 10 à l’occasion de la sortie de Joe, l’un des rares bons rôles dans les années 2010. Mais il est impossible de ne pas être peiné en faisant le bilan des films dont il a tenu le haut de l’affiche ces deux dernières années : tous sortis, à raison, directement en vidéo, et tous ratés, à plus ou moins grande échelle. De l’aventure orientalo-moyenageuse foireuse de Croisades (fréquenté par un has-been, un vrai, en la personne de Hayden Christensen) au film d’espionnage mutilé de Paul Schrader, La Sentinelle (mutilé, peut-être, mais intégralement raté quoiqu’il arrive), en passant par le non-blockbuster catho Le Chaos et le polar bancal et bizarre Tokarev – peut-être le moins pathétique du lot -, 2015 aura ressemblé à un calvaire de taille christique pour l’ami Cage. Embourbé dans ses problèmes d’argent et de pensions, traversant les plateaux tantôt comme un zombie, tantôt comme un diable de Tasmanie sous coke, l’acteur ferait bien de se reprendre fissa s’il ne veut pas terminer aussi en 2016 au panthéon de notre Flop 10.

(vu la tronche de son prochain Pay the Ghost, c’est peut-être pas encore gagné).

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Le top 10 des pires DTV 2015 de Nico

Le top 10 des pires DTV 2015 de Wade

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