Top 10 : le meilleur de l’horreur sur Netflix

par | 31 octobre 2018

En quête d’un titre original pour vos soirées horrifiques de Halloween ? Découvrez notre sélection des meilleurs films de genre dispos sur Netflix !

Il serait présomptueux d’affirmer que Netflix est aujourd’hui le repaire incontournable des fans de films d’horreur. Le catalogue français de la plateforme de streaming s’avère pour l’instant bien plus timide rayon film de genre que son homologue nord-américain, qui plus est lorsqu’il en éjecte de temps à autre des perles certifiées (Citadel et John dies at the end, notamment, vous attendent désormais uniquement en DVD).

Néanmoins, pour passer un bon Halloween sans se reposer sur les éternels classiques (sérieusement, vous avez besoin de nous pour recommander des Shining, Insidious, Scream ou La Malédiction ?), creuser un peu dans la sélection proposée par Netflix peut vous amener à quelques bonnes surprises. On vous conseillerait bien, notamment, de dévorer les films de Mike Flanagan présents sur le site, mais nous les avons déjà récemment chroniqués. Nous dressons donc ici un panel de 10 films angoissants, horrifiques et surnaturels, inédits en salles et parfait pour vous faire frissonner durant les longues soirées d’hiver. Tremblez !

Le Rituel

Avec sa promesse de randonnée champêtre qui tourne mal, exploitée jusqu’à plus soif depuis Le projet Blair Witch, son casting composé de relatifs inconnus (seul Rafe Spall, habitué des seconds rôles à l’affiche de Jurassic World : Fallen Kingdom est un visage familier), son affiche passe-partout, Le Rituel fait peu envie sur le papier. Le film de David Bruckner (Southbound) est pourtant la grande surprise horrifique de 2018 sur Netflix : un survival fantastique âpre, dérangeant et flippant, qui en appelle à nos peurs primitives du noir et des bruits bizarres en forêt, et contient l’une des plus belles créatures monstrueuses vue de récentes mémoire.

The Mimic

Les bons films d’horreur coréens ne sont pas légion, et ils sont encore moins nombreux à avoir rejoint le catalogue de Netflix. Avec The Mimic (rien à voir avec Del Toro), le géant américain fait une bonne pioche. Sans révolutionner le genre, ce film de spectres réinterprète des figures connues (petites filles flippantes, malédiction ancestrale, voix d’outre-tombe dans une maison isolée) avec un certain savoir-faire, surtout lorsqu’il s’agit de faire sursauter le spectateur avec sa « menace » principale, d’un genre plutôt original. Le final, un peu longuet et tarabiscoté, est moins réussi que ce qui précède, mais le voyage vaut tout même le détour.

Watch Out

Meilleur film d’horreur à base de baby-sitter sur Netflix (la compétition se résumant à… The Babysitter), Watch Out s’est construit une petite réputation en France en faisant la clôture du PIFFF (sous son titre VO Safe Neighborhood). Les jeunes acteurs de The Visit sont les héros de ce slasher australien qui comblera de bonheur ceux qui rêvaient d’un crossover entre Scream et Maman, j’ai raté l’avion. Un réveillon avec un ado amoureux de sa baby-sitter, des intrus qui cambriolent la maison… Un pitch familier que le réalisateur renverse totalement pour proposer un ride incorrect et sanglant aussi indiqué pour Halloween que pour Noël !

Under The Shadow

L’une des révélations récentes du genre fantastique, visible uniquement en France sur Netflix, c’est Under the Shadow  : un film de fantômes particulièrement unique, puisqu’il se déroule à Beyrouth en plein conflit Irak / Iran. À l’instar de nombreux titres du genre, l’héroïne est une mère de famille laissée seule avec son enfant, qui s’inquiète entre deux alertes à la bombe des apparitions d’un « djinn » malfaisant. Film feutré, aussi riche de sens que révélateur des conditions de vie en Iran dans les années 80, Under the Shadow est aussi un vrai film d’angoisse, maîtrisé et sobre dans ses effets. Ou quand le surnaturel intimiste s’invite dans l’Histoire d’un pays…

Le Bon Apôtre

Si vous n’êtes pas contre une bonne décharge de sensations fortes, et que vous avez déjà pu goûter à la brutalité virtuose de la saga The Raid, alors Le Bon apôtre est une étape tout indiquée ! Le réalisateur Gareth Evans signe ici une épopée ambitieuse et particulièrement intense nous ramenant au début du XXe siècle en Angleterre, sur une île peuplée par une secte vénérant une déesse forestière en colère… Le peu aimable Dan Stevens (Legion) pourra-t-il sauver sa sœur ? Pour le savoir, il faudra plonger avec lui dans les mystères de cet univers graphiquement impressionnant, et particulièrement gore sous ses complexes atours romanesques.

La maison des ombres

Couvert de prix lors de sa présentation dans les festivals de Gérardmer et Bruxelles, La maison des ombres fait partie de ces films fantastiques un peu trop méconnus, restés dans l’ombre de classiques écrasants malgré leurs qualités. Dans le cas du film de Nick Murphy, c’est Les Autres d’Aménabar qui vient inévitablement, implacablement à l’esprit. D’autant que La maison des ombres, qui désigne le pensionnat dans lequel la « chasseuse de fantômes » Rebecca Hall débarque au sortir de la Grande Guerre pour résoudre une affaire d’apparitions d’enfants morts, est lui aussi un film à twist. Et un bon, pour une fois. À découvrir !

1922

Avec Jessie, l’autre adaptation mémorable d’un (court) récit de Stephen King sur Netflix. 1922 est une sorte de conte macabre redneck, qui explore avec soin et dans une ambiance sépulcrale la descente aux enfers d’un fermier bouseux ayant assassiné sa femme pour éviter qu’elle vende leur propriété. Avec son horreur psychologique explorant les thèmes du remords et du fatalisme, un Thomas Jane s’amusant bien à retrouver un antique accent sudiste option « patate dans la bouche », une reconstitution sobre de l’époque, 1922 nous immerge dans un scénario plus noir que noir. De la belle ouvrage, assurément.

The Lodgers

Tout comme La maison des ombres, la production irlandaise The Lodgers est un film de fantômes qui trouve moins sa raison d’être dans une horreur explicite et tape-à-l’œil que dans son élégante réalisation et un choix de décors immédiatement évocateurs. Amateur de jump scares, passez votre chemin, car même si le film de Brian O’Malley (Let us prey) n’en est pas dépourvu, The Lodgers est avant tout un film d’atmosphère, qui se penche sur une sœur et son frère, prisonniers de la demeure familiale et de la malédiction qui se perpétue de génération en génération. Au menu : apparitions spectrales, esprits frappeurs, et ambiance de conte morbide…

Dead Snow

Amis du bon goût, bonjour ! Même s’il n’est plus tout frais (le film date de 2009), Dead Snow reste une valeur sûre pour alimenter vos soirées « tripailles zombiesques », avec cet argument béton pour convaincre les plus réfractaires : il y a de la neige et des nazis zombies ! Ça reste moins prestigieux qu’un Shaun of the Dead (mais au moins tout le monde ne l’a pas vu), et bien moins sérieux qu’un Cargo (recommandable par ailleurs, mais pas très festif), mais cet opus très gore & fun de Tommy Wirkola – qui lui donnera une suite moins enthousiasmante – reste parfait pour mettre l’ambiance dans une soirée entre potes.

The Strangers

Prototype parfait de home invasion, le classique de Bryan Bertino, avec Liv Tyler et Scott Speedman en couple assiégé chez eux par un trio de tueurs masqués, nous permet de rappeler qu’à sa sortie en 2007, le film était arrivé directement chez nous en vidéo, contrairement à sa suite, Prey at Night, distribuée en salles en avril dernier. Curieuse logique, mais le constat est là : The Strangers n’a pas vieilli d’un poil en dix ans, et son ambiance de thriller suffocante portée par des croquemitaines devenus iconiques continue de faire école.