Outlaw King : Chris Pine joue les rois d’Écosse

par | 20 août 2018

Avec Outlaw King, signé par l’équipe de Comancheria, Netflix nous promet rien de moins qu’une épopée médiévale digne de Braveheart. Bande-annonce !

Après l’impressionnante bande-annonce de Roma la semaine passée, c’est un nouveau projet colossal produit par Netflix qui s’avance aujourd’hui, lui aussi attendu sur le portail SVOD pour la fin de l’année 2018. Après le succès mondial de son polar texan Comancheria, le réalisateur britannique David McKenzie, à qui l’on doit aussi Les poings contre les murs et Hallam Foe, retourne sur ses terres pour les besoins d’Outlaw King, un film en costumes qui se penchera sur l’histoire tumultueuse de Robert le Bruce, dit Robert 1er, qui fut roi d’Écosse de 1306 à 1329 et combattit durant une bonne partie de son règne la couronne britannique pour garantir l’indépendance de son pays.

C’est mon kilt, ma bataille

Qui dit combats et batailles, dit gros moyens, et en la matière, la bande-annonce d’Outlaw King avance de solides arguments. L’épopée du roi Robert, qui se soumit d’abord à Edouard 1er avant de prendre les armes avec une poignée de rebelles et d’envahir un par un les villages du nord de l’Angleterre, fournit un contexte idéal pour une aventure pleine de trahisons, de romances fougueuses, de duels désespérés et de grands discours prononcés l’épée à la main. Autant d’ingrédients qui figurent au menu de ce trailer spectaculaire et sans grande surprise, si ce n’est la direction visuelle, froide et aérienne, choisie par McKenzie pour nous plonger dans le XIVe siècle.

"Le trailer d'Outlaw King s'avère spectaculaire et sans grande surprise, si ce n’est la direction visuelle, froide et aérienne, choisie par McKenzie pour nous plonger dans le XIVe siècle."

Le cinéaste retrouve sur ce projet la star de son Comancheria, Chris Pine, qui s’essaie donc à l’exercice redouté de l’accent écossais, aux côtés d’un casting international regroupant Aaron Taylor-Johnson, Billy Howle, James Cosmo et Stephen « Baratheon » Dillane sous la couronne d’Edouard 1er. Si au passage les images ramènent à vous les souvenirs de Braveheart, c’est normal : les luttes menées pour la « libertééééé » par William Wallace eurent lieu durant cette même période, vers 1296, sous le règne du même Edouard 1er. Dans le film de Mel Gibson, c’est le père de Robert 1er qui livrait Wallace aux Anglais, le futur roi ne sortant pas grandi de cette version de l’Histoire. Nul doute qu’Outlaw King montrera « le Bruce » sous un jour plus héroïque et rassembleur…

Outlaw King sortira le 9 novembre sur Netflix, après avoir fait l’ouverture du festival de Toronto et bénéficié d’une sortie américaine dans un circuit de salles limité.