Hellfire : l’homme des hautes peines

par | 9 mars 2026

Hellfire : l’homme des hautes peines

Malgré un casting clinquant emmené par Stephen Lang, le néo-western Hellfire n’est qu’une série Z paresseuse et bavarde.

Au rythme de trois films en 17 ans, difficile pour Stephen Lang d’exister en dehors des Avatar de James Cameron, comme en témoigne une filmographie jonglant entre la série B (comme la série des Don’t Breathe) et le Z qui tâche. De fait, Hellfire s’inscrit dans la deuxième catégorie, et à l’instar du navrant Armor, se révèle être une nouvelle « fraude à l’affiche » aussi palpitante qu’un épisode de L’Agence tous risques.

Papy fait de la résistance

Hellfire : l’homme des hautes peines

C’est un début d’année morose pour le cinéma d’action à petit budget. Après Stallone, c’est au tour de Dolph Lundgren de se la jouer petit filou et nous faire espérer le voir balancer des gnons avec son charisme de baleine soviétique. Passant la majorité du film assis sur sa chaise à dévorer son magazine de pêche, tirant à peine deux coups de feu dans tout le métrage, la présence de l’acteur sur l’affiche du film n’est qu’un leurre, qui dissimule un énième actioner pour grand-père. Bavard et interminable, ce mix improbable entre Sisu et L’Homme des hautes plaines confirme que Stephen Lang, qui joue ici un vétéran appelé Nomade (sic) venu sauver une petite ville d’un baron de la drogue, n’est crédible que lorsqu’il est filmé par James Cameron.

« Les fans de film d’action à l’ancienne seront en terrain conquis
dans ce « néo-western » paresseux et pas très beau. »

Hellfire recycle le cinéma d’action des années 80 et 90 en espérant nous faire croire qu’il est original. Les fans de film d’action à l’ancienne façon Die Hard, ou pour les plus déviants Justice Sauvage, seront en terrain conquis dans ce « néo-western » pourtant paresseux et franchement pas très beau, tourné entre un village perdu et des décors d’urbex. C’est à se demander ce qu’est venu faire ici ce pauvre Harvey Keitel, tentant de se la jouer vieux gangster dans une intrigue poussive de trafic de coke au cœur d’une brasserie. L’ancien acteur fétiche de Scorsese reste probablement le seul comédien crédible dans toute cette entreprise. Entre Hellfire et Armor, on assiste donc en ce début d’année à un nouvel affrontement improbable entre Stallone et Lundgren, cette fois pour la ceinture de champion du monde de la zèderie ringarde. Lancez vos paris !