Flop 10 : les pires films de 2012

par | 8 janvier 2013

Quand on voit beaucoup de films, forcément, on tombe toujours sur des perles… ou pas. Flop 2012, c’est l’heure du carton rouge !

La vie de cinéphile n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Sans doute dans le but de nous rappeler à quel point le cinéma n’est pas qu’un art supérieur dopant la créativité de ses artistes, une flopée de nanars envahit régulièrement les salles. Éviter les comédies et les films d’auteur « merci papa » français permet déjà de faire le vide et de minimiser les déconvenues. Ignorer les sagas de Stéphanie Meyer est aussi un plus. Malgré tout, il y avait de quoi remplir ce petit dossier bilan, ce « Flop 10 » qui cartonne plus les nanars qui ont parsemé l’année, que les relatives déceptions du type J.Edgar ou, pour citer l’un des plus polémiques, Prometheus (qui malgré ses accès répétés de stupidité éhontée, sait ménager des instants de pur émerveillement graphique).

Restez connectés pour découvrir également dans les jours qui viennent notre sélection des meilleurs DTV de l’année écoulée. Car, vous commencez à le savoir maintenant, il n’y a pas que dans vos multiplexes que le cinéma existe, pour le meilleur et parfois pour le pire…

10 / Cosmopolis

Cronenberg nous promettait un retour à la nouvelle chair, la peinture d’un monde financier s’écroulant sur lui-même. Cosmopolis se révèle être une dissertation sans vie, un épate-critique assez inquiétant quant à l’avenir du génial Canadien.

9 / La Colère des Titans

Scénario anémique blindé d’erreurs de continuité, acteurs livrés à eux-mêmes, montage non-sensique, La colère des Titans continue son massacre de la mythologie grecque avec entrain. Mieux vaut (re)jouer à God of War.

8 / L’ombre du mal

Un John Cusack cabotin et somnanbulique mène l’enquête dans ce sous-Saw en costumes sabordant par un manque d’inspiration criant son concept très « kingien » d’écrivain inspirant un serial-killer. Dommage.

7 / The Amazing Spider-Man

Inutile, creux, impersonnel, ce « Parker Begins » transforme le héros transfiguré par Raimi en jeune con fana de skateboard et de bégaiement choupinou. Et encore, on ne parle pas des scènes d’action, aussi bêtes que laides. Dire que la suite arrive…

6 / Dark Shadows

Avec ses gags à la Visiteurs et sa structure de soap débilitant empiétant sur une direction artistique ambitieuse, Dark Shadows a tout de l’échec schizophrène pour un Tim Burton désormais effacé derrière le cabotinage de son tout-puissant copain Depp. Heureusement, le réalisateur s’est (un peu) repris avec son Frankenweenie.

5 / Rock Forever

Le glam rock vu par Hollywood ? Une dose de décadence pour dix tonnes de guimauve et de blagues politiquement correctes. Tom Cruise a beau émuler Def Leppard avec panache, Rock Forever tient plus de La Nouvelle Star que de Spinal Tap.

4 / Perfect Sense

L’estimable réalisateur de Hallam Foe et Rock’n’Love s’est fourvoyé avec cette love story sur fond de fin du monde sensitive. Une fable ridicule portée par un couple pataud (McGregor et Eva Green), qui nous donnerait presque envie d’être aveugle et sourd.

3 / REC 3 : Genesis

Si Balaguero n’avait pas préparé en parallèle son REC 4, rien ne dit que ce douloureux Genesis n’aurait pas enterré purement et simplement la franchise hispanique. Sorte de faux found footage se transformant en comédie pas drôle, REC 3 est aussi bête que gratuit, et n’apporte rien à une saga qui vaut mieux que ça.

 

2 / Hunger Games

Énorme succès dans les salles, alors autant être prévenus : après Twilight, vous allez donc bouffer du Hunger Games (sic). C’est comme Battle Royale, pour les nuls. C’est moche, filmé à la truelle, joué par des parpaings (même Jennifer Lawrence s’y trouve nulle) et scandaleusement malhonnête dans sa façon d’aborder son thème central – la barbarie d’une société éliminant ses propres enfants.

1 / Silent Hill : Révélation 3D

Pyramid Head joue à Soul Calibur, les infirmières démoniaques à 1,2,3 soleil, Sean Bean à un remake bulgare du Temple Maudit… et Michael J.Bassett à massacrer en 3D une franchise pourtant pas mal lancée, avec la finesse d’un routier texan. Zéro pointé.