The Breadwinner : ce papa au foyer nous fait sourire

par | 8 septembre 2026

The Breadwinner : ce papa au foyer nous fait sourire

Comédie à l’ancienne sur un paternel dépassé par son rôle d’homme au foyer, The Breadwinner fait mouche grâce à un scénario efficace.

Catapulté, comme la plupart des comédies américaines, directement en VOD, The Breadwinner, est un long-métrage signé par Eric Appel (derrière l’excellente parodie Weird : the Al Yankovic Story), qui affiche un sacré casting : autour de la tête d’affiche Nate Bargatze (inconnu chez nous, mais parmi les plus populaires comédiens de stand-up aux USA), on y croise la chanteuse Mandy Moore, Colin Jost (du Saturday Night Live), Will Forte (The last man on Earth) ou encore Kumail Nanjiani (Silicon Valley). L’histoire, en apparence désuète, suit Nate (Bargatze), un papa qui se retrouve à gérer seul ses trois filles quand sa femme Katie s’absente du foyer familial pour des raisons professionnelles. Pour rester présent auprès d’elles, il va devoir prendre des décisions cornéliennes et faire des sacrifices.

Les enfants avant tout ?

The Breadwinner : ce papa au foyer nous fait sourire

Le cœur de The Breadwinner (littéralement, celui qui ramène le pain sur la table) réside dans cette prise de conscience de Nate. Son rôle de paternel prend d’un coup, sans prévenir, tellement de place qu’il doit abandonner son poste de vendeur, où il excelle, pour s’occuper de ses filles – en d’autres termes, expérimenter le sacrifice de nombreuses mères qui mettent leur carrière de côté pour leurs enfants. Un choix compliqué, évidemment : le travail, et les responsabilités qui vont avec, représente une grosse part de l’identité d’un adulte. À la place, Nate découvre les galères de la vie d’un papa au foyer : gérer les repas, le ménage, les lessives, l’école, et tout ce qui peut tomber du ciel au dernier moment. Épuisant, évidemment ! Mais même quand il est submergé ou qu’il doute de lui, Nate continue de se battre pour protéger sa famille, pour rester présent. Se sacrifier pour les siens demande énormément d’énergie.

« Le film nous rappelle que tenir un foyer, c’est un boulot à part entière. »

Malgré les difficultés de son personnage principal, The Breadwinner reste une comédie familiale assumée, avec pas mal de scènes qui font sourire, de la montagne de linge qui devient incontrôlable, à une séquence de préparation de repas où les complications imprévues s’empilent pour détruire l’organisation du paternel. Le film glisse aussi un clin d’œil méta à Mandy Moore, avec l’utilisation de son tube « Candy ». Une touche nostalgique et assez amusante.

 Au final, The Breadwinner s’attarde donc sur les sacrifices d’un père pour sa famille, sans traiter son sujet de manière condescendante. Entre tendresse et éclats de rire, le film nous rappelle que tenir un foyer, c’est un boulot à part entière, et que, oui, les parents doivent parfois, pour ne pas dire souvent, faire des choix difficiles pour le bien de leurs enfants. Un film léger, mais qui reste en mémoire grâce à son casting et un scénario bien écrit.